Dimanche 1 juillet 2007
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17:32
Je marche seule, dans la nuit sombre et silencieuse.
Il n'y a pas de lune, en tout cas je ne la vois pas.
La louve crie dans la nuit, elle est malheureuse
Elle souffre car personne ne la comprend, sauf moi.
Nous sommes toutes les deux rejetées par les autres
Je ressens exactement ce qu'elle ressent
Cette gêne et cette solitude face aux autres
Ces mêmes autres qui ne vivent pas vraiment.
Ils ne savent même plus ce que veut dire "aimer"
Entre eux ils sont pires que des animaux sauvages
Ils ne se battent que pour voir le sang couler
Ce n'est plus à vivre que leur sert cette rage.
Non, ils tuent et violent uniquement par plaisir
Malgré tout ça, ils se disent civilisés
C'est ce monde de fous que je cherche à fuir
Fuir et oublier pour tenter de pardonner.
Par Emilie
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Dimanche 1 juillet 2007
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17:39
Je suis la seule, l'unique, la vraie
Je suis la mère de tous les hommes
ils m'ont tous oubliée mais
Oeil pour oeil, dent pour dent
J'aurai ma vengeance un jour
Ils verront, quand leur heure viendra
Je leur ferai du mal, beaucoup,
Autant qu'ils m'en ont fait.
Ils comprendront enfin
Pourquoi je souffre autant.
Durant des années ils m'ont respectée
Puis ils ont préféré à ma santé
Leur stupide inventions.
D'ailleurs, elles ne servent qu'à eux
À leur petit confort douillet
Mais pensent-ils à moi ?
Ils polluent, mais on dirait
Qu'ils ont oublié leur mère à tous !
Un jour viendra, où,
À force de me faire exploiter,
Je me rebellerai et leur ferai payer !
Je suis la seule, l'unique, la vraie
La mère de tous les hommes
Je suis... la Terre
Par Emilie
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Vendredi 13 juillet 2007
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15:26
Mi-femme, m-louve.
La partie animale de moi s'empare totalement de mon esprit
J'ai un goût de sang dans la bouche
Mon esprit s'embrume et la raison cède place l'instinct
Mon corps devient celui d'une louve
Courir, toujours courir
Les chasseurs m'ont repérée
Ils sont à mes trousses
Que faire ?
Continuer de courir
Ou me retourner et les attaquer ?
Je cours, plus vite, encore plus vite
Je les ai distancés
Suffisamment
Pour pouvoir appeler la meute à mon secours
Les autres loups arrivent enfin
Quinze loups, huit chasseurs
On les aura tous, jusqu'au dernier
Aucun n'en réchappera.
Nous les avons tous tués
Ils n'avaient qu'à pas me pourchasser
Mon souffle s'apaise peu à peu
Je peux respirer calmement
Je me mets à l'écart de la meute
Ils s'en vont et je reste seule
La lune éclaire mon pelage
Et son rayon me touche jusqu'au coeur.
À travers l'astre de la nuit
Mon coeur s'humanise
Mon corps se transforme, s'étire
Mon esprit redevient celui d'une femme
Et la raison reprend sa place.
Je suis redevenue femme...
...Jusqu'à la prochaine pleine lune.
Par Mimi
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Vendredi 13 juillet 2007
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15:40
L'Amour est comme une tempête
Il est dévastateur
Quand on vient de se faire piquer par Cupidon
On ne sent rien
Comme dans l'oeil du cyclone
On est hors du temps
On refuse de voir les défauts de l'autre
On est comme sur un nuage
Mais la vie devient moins rose
Lorsqu'on se rend compte que l'autre
A cessé de nous aimer
Ou qu'il nous a trahi
À ce moment-là
Le monde s'écroule
On se dit que que cupidon est un salaud
Qu'il a mal fait son boulot
On se dit : "Plus jamais ça !"
Et puis un jour
Tout recommence
Coup de foudre
Petit nuage
Grosse déception
Puis encore un coup de foudre
Et là c'est le bon
Et ils vécurent heureux
Et eurent beaucoup d'enfants...
HAPPY END
Par Mimi
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Dimanche 22 juillet 2007
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15:11
Je suis seule, perdue, affamée, fatiguée
J'ai failli me faire tuer
Par une troupede chasseurs sans coeur
Animés par la rage de tuer tout ce qu'ils voient
Bêtes ou humains, ça ne change rien
J'ai le souffle coupé
Je ne peux plus respirer
Mes jambes ne me portent plus
Je m'écroule au pied d'un arbre
Mes yeux se couvrent d'un voile noir
C'est là que je le vois
Le Prince du Ciel, magnifique
Dans sa tenue d'apparat
Cheveux noir ébène aux reflets bleutés
Yeux gris et mélancoliques
Il me tend la main
Pour que je me lève
Mais je suis trop faible
Alors il me prend dans ses bras
Et m'emmène dans son château Là-Haut
Le lendemain matin
Des promeneurs à cheval, dans la forêt
Ont retrouvé au pied d'un arbre
Drapé d'une pâleur magnifique
Un corps de femme inanimé.
Par Mimi
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